ACTUALITECAVALLYDUEKOUEGUEMON

Destitution des Chefs de villages Émile Srai Sahin ( Chef de Canton Central) prévient :  » Si la procédure n’est pas respectée la cohésion sociale prend un coup… »

Dans la commune de Guiglo, la destitution des Chefs de villages se fait de plus en plus remarquée. Parfois cela se déroule dans la légalité mais aussi souvent dans l’inégalité. Conséquence, la destitution informelle divise le plus souvent la population dans les villages. Des familles entières s’entredéchirent et la rancœur se fait aisément de la place.

Face donc à ce phénomène qui gagne de plus en plus de terrain à Guiglo, Emile Srai Sanhin, Chef de Canton Central  est monté au créneau pour dénoncer les risques liés à la destitution informelle de Chef de village non sans proposer les solutions envisagées et voies de recours pour pallier cette situation.

En vue donc de se prononcer sur la problématique, le Chef traditionnel a organisé un point de presse récemment à son domicile de Guiglo.  Prenant la parole, Emilaire Sahin souhaite que la destitution d’un chef de village se fasse dans les normes et procédures appropriées.

Pour lui, un chef indésiré par sa population doit être traduit dans un premier temps Chez  le Chef de Canton Central et puis l’administration si une attente n’est pas trouvée au tribunal coutumier.  » Il faut écrire à la hiérarchie c’est à dire au Sous Préfet pour lui tenir informer de la situation de destitution pour que les choses se fassent dans le respect des textes qui réagissent le cas échéant.

Or si cette procédure n’est  pas respectée la cohésion sociale prend un coup entre les familles. Et s’en suit souvent une spirale de violence. Il faut donc éviter des prises de décisions non concertées avec la hiérarchie . » A conseillé le Chef coutumier.  

Par ailleurs, le Chef de Canton a proposé des solutions pouvant renforcer l’organisation des villages et éviter ces  cas  de destitution. Il s’agit pour lui d’une mise en place d’un budget de fonctionnement pour chaque village. Un budget qui selon lui doit être élaboré sur contribution des autochtones à 70%,   allogènes et allochtones à 30%.  » Si cette organisation est respectée, et que les Chefs de villages disposent de perdiem régulièrement, aucun problème ne peu surgir entre les Chefs et leurs populations sur le partage d’un certain nombre de biens attribués aux villages.

C’est ça même le vrai nœud de la destitution. Les malentendus sur les fonds alloués aux projets bref. J’espère que l’organisation doit être le socle de l’harmonie dans un village.  » Fait remarquer le conférencier.  

Autre proposition pour prévenir les problèmes de  destitution au dire de Emilaire Sahin la création de plantations familiales et l’organisation d’une Assemblée générale ordinaire au cours de laquelle le Chef de village doit dresser le bilan de sa gestion des affaires du village en présence de sa population, de la mutuelle du village et de l’administration Sous préfectorale.  » Voyez vous, un Chef de village qui n’a pas de moyen financier conséquent se trouve dans l’obligation d’être la marionnette des politiciens .

Aujourd’hui appartenir à tel, demain suivre un autre. Et croyez-moi ce papillonnage politique  dégrade l’image des Chefs traditionnels en général.  » A déploré le Chef coutumier qui a tenu à traduire sa reconnaissance au Président de la République S.E.M Alassane Ouattara qui a doté la Chambre des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire de moyens adéquat pour son fonctionnement.  » À côté, son élève la Ministre Anne Désirée Ouloto, Présidente du Conseil régional du Cavally qui ne cesse elle également de porter une attention particulière aux activités de la Chefferie traditionnelle de sa région.  » S’est-t-il exprimé.  

À  noter que la commune de Guiglo a enregistré à ce jour plus de cinq cas de destitution au niveau de la chefferie villageoise.          

Oscar Goué correspondant Radio Télévision Presse Wê

Share:

Leave a reply