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LES HOMMES PANTHÈRES EN PAYS WÊ !!!

La fraternité des hommes-panthère est une société initiatique qui développe les qualités guerrières de ses membres, exclusivement masculins, à travers un enseignement magique en pleine forêt.

L’initiation « Srou pa », celle qui permet de s’identifier à l’esprit de la panthère, ce qui peut se traduire par « entrer dans le fétiche » ou « entrer dans le médicament » Les novices effectuent leur initiation Srou pa dans des camps en forêt pendant 6, 7 ou 12 mois selon les régions. Pendant cette période, ils subissent une série d’épreuves physiques et psychologiques destinées à les endurcir : passages à tabac, scarifications en forme de griffe de panthère, têtes rasées, bivouac au milieu des ordures et des excréments, corps peints, sauts d’obstacle, course à pied, privation de sommeil et de nourriture. 

L’arbitraire des initiateurs doit être subit sans protestations pour apprendre l’obéissance et la ténacité. Cette souffrance vécue en commun permet également de souder le groupe et de lui donner un sentiment de supériorité sur ceux qui ne l’ont pas subi.

Dans le même temps, un enseignement magico médical leur est donné pour soigner et combattre en utilisant les ressources de l’environnement (plantes médicinales, antivenimeux, poisons, filtre de séduction, filtre de vérité, plantes irritantes utilisé pour le combat).

L’identification à l’esprit animal de la panthère (= léopard) est utilisé pour lever les inhibitions et créer un état de transe utilisé à des fins guerrières. 
C’est pourquoi, en pays wé, les hommes-panthère se désignent eux-mêmes par le terme de tchipagnon (tchi=panthère, pa=entrer dans, gnon : gens). 

La population les appelle aussi blagnon (hommes qui contournent) car ils attaquent leurs ennemis par surprise et en se dissimulant derrière des masques.
La préparation de fétiches guerriers (sortilèges et talismans protecteurs) et l’entraînement au combat étaient l’une des fonctions importantes des tchipagnons à l’époque des guerres tribales.

Une autre raison du succès des hommes-panthère est le fait qu’ils possèdent un « fétiche de séduction des femmes », le tchi tchorho. Ce fétiche, qui peut prendre plusieurs formes (plantes, poudre) est très réputé et très demandé notamment par les non-initiés. Il peut aussi être utilisé par une femme pour séduire un homme.
Les chants des hommes-panthères évoquent avec humour l’incapacité de leur confrérie à empecher l’invasion de leur pays par les blancs au début du XXéme siécle.

Certains auteurs ont élaboré une variante du mythe plus favorable aux hommes panthéres et qui rend mieux compte de leur fonction sociale en pays wê.

Fiers d’être WÊ !!!!!

La rédaction

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